Centre oecuménique Saint-Marc Grenoble
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Sortie au 1er Forum Chrétien Francophone du mardi 30 octobre 2018 à Lyon

 

29 novembre 2018

Une journée œcuménique particulière.

Le premier Forum chrétien francophone se tenait à Lyon du 28 au 31 octobre 2018. Était-ce là pré constitution d’un bloc religieux qui tôt ou tard s’opposerait à un autre bloc religieux ? Était-ce au contraire un élargissement de l’œcuménisme, une avancée majeure vers une véritable unité des chrétiens ? Sans aucun doute, quelque chose de majeur se passait. Il fallait y aller.

Un transport depuis le centre œcuménique Saint-Marc de Grenoble fut organisé pour participer à la soirée ouverte au public qui se tenait sur le site Saint Paul de l’université catholique. Joël Geiser nous avait prévu deux conférences, l’une avec Gérald Machabert, pasteur et journaliste, spécialiste à ce titre du suivi du forum chrétien mondial, et Daniel Thévenet, président de l’Union des Églises évangéliques de Réveil, initiateur de cette rencontre.

Malgré notre petit nombre, les entretiens étaient maintenus. Quatre personnes étaient déjà sur place ou venues de leur côté. Nous étions quatre à covoiturer depuis Grenoble : deux catholiques, une baptiste, une réformée. Dans la voiture, après nous être présentées, avoir dit nos parcours, nos missions actuelles dans "nos" Eglises -mais j’ai envie d’écrire l’Église, tant elles se sont avérées communes- nous nous sommes avouées notre certitude instinctive d’aller vers quelque chose d’important. Odile exprima au mieux la chose : c’est la période où je vois mes enfants. C’est sacré. Mais il n’y a rien eu à faire, il fallait y aller. Je les ai laissés. Poussée par l’Esprit ?

L’Esprit, bizarrement, j’y ai pensé au moment de l’entrée dans l’architecture même de l’université catholique. C’est une maison de verre qui enserre une prison aux épais murs de pierre. En date du XVIème siècle, tourelle de garde, murs percés de si étroites fenêtres éclairées d’une triste histoire, lueur laissant deviner un escalier en colimaçon-vers quelle geôle sinistre, vers quelle chambre de la question ? Le récit de la sortie de Pierre de sa prison avant la Pâque tel qu’écrit dans Les Actes, ne me quitta plus. Franchirions nous nous aussi des portes qui s’ouvriraient toutes seules ? En quelques sortes, oui.

Réunis dans une salle attenante, vitrée elle aussi, nous avons entendu Gérald Machabert. Clairement, dit-il en substance, la langue française dans le monde est en perte de vitesse, voire disparaît au profit de la langue anglaise. Non moins clairement, pour ce qui est du continent africain notamment, les Eglises évangéliques l’emportent. L’œcuménisme tel qu’il est à ce jour changera de visage, et très probablement, au tréfonds de cette évolution réapparaîtra la question théologique qui divise : quel véritable message délivré au dernier repas ? L’une de nous eut l’inadvertance de mettre un petit doigt de pied dans le plat. La réaction fut vive, alors que nous étions pour ainsi dire entre nous. Il ne fallait pas rêver : cette réunion exceptionnelle de 20 églises différentes n’était qu’un tout petit pas vers l’unité concrète des chrétiens pour laquelle nous prions chaque année.

Pourtant, quelqu’un vint nous dire qu’il "vivait un rêve éveillé". Daniel Thévenet, initiateur et acteur de cette rencontre. Sur laquelle il avait travaillé deux ans, pour accueillir 217 inscrits venus de 20 mouvances différentes qui pendant trois jours ont fait connaissance et se sont découvertes sans nul doute en profondeur : pas de théologie au programme, mais la prière et le dialogue.

Pour nous, et les chrétiens de Lyon également invités à la soirée, restait à prendre place au côté des 217 délégués pour cette soirée feu d’artifice : une assemblée de prières et de chants conduite à plusieurs voix, en présence des plus hautes instances locales et nationales, catholiques, orthodoxes, protestantes, évangéliques… Une assemblée qui fut portée vers le Royaume par trois voix admirables de jeunes choristes arméniennes, et qui entra peut-être dans le Royaume au moment de l’accolade de paix. A tout dire je n’en suis pas encore revenue, et je n’ai toujours rien compris. J’ai reçu de mes voisins d’abord puis de tous ceux des rangs proches une pluie d’accolades, de sourires, de serrements de mains. Assise de stupéfaction sur ma petite chaise en plastique blanc je répondais en me sentant bête, que Dieu vous garde et vous bénisse. Et les sourires s’ouvraient jusqu’aux oreilles…

On sentait bien qu’il allait se passer quelque chose, et qu’il fallait y aller absolument, à ce premier Forum européen de langue française. Prions désormais pour que l’Esprit nous accorde le don des langues.

Ruth Rosendhal



 


Les 4 séances sur la poursuite de la découverte du Judaïsme. Redécouvrir une filiation

 

28 avril 2018

L’association Isaïe a proposé quatre soirées le 28 février, les 7, 14 et 21 mars à la découverte du judaïsme, présentées par Patrick PELTIE et René SCHAERER.
La première soirée s’ouvre sur la rencontre avec Jésus, fils du peuple juif, dans le contexte historique, l’attente du peuple juif qui se cristallise autour du rétablissement d’un royaume terrestre, et l’espoir qu’ils placent en Jésus. Le rapport que Jésus entretient avec la loi.

Après des siècles de rupture

Chrétiens et juifs ! De la rupture aux retrouvailles sera le thème de la deuxième séance. Après des années de rupture entre le judaïsme et la chrétienté, les chrétiens et les juifs aujourd’hui se retrouvent. Du concile de Jérusalem, dans la première moitié du 1er siècle, traitant de l’opportunité de la circoncision pour les non-juifs devenant chrétiens à l’assemblée de Jabneh après la destruction du Temple en 70, de la rupture progressive de la Pentecôte à l’affaire Dreyfus, des siècles de rupture, d’incompréhension, se sont écoulés. Aujourd’hui, la parution des textes catholiques et les attitudes protestantes scellent enfin les retrouvailles.

Découverte de la prière

Connaitre l’autre c’est aussi le rencontrer dans sa pratique religieuse et sa spiritualité. Les participants chemineront dans cette troisième séance, de la prière juive à la prière chrétienne : de la prière quotidienne juive à Notre Père chrétien, du Seder pascal à la liturgie eucharistique. Pour la dernière rencontre, le Rabbin Nissim Sultan était invité à parler de la Pâque juive, de la Torah écrite à la tradition orale. Un temps d’échange clôtura la soirée sur les sujets traités et sur des questionnements actuels.

Dany CROS



 


Célébation oecuménique du dimanche 11 mars 2018 à l’occasion des 50 ans du Centre et des J.O.

 

21 mars 2018 par Bertrand Missemer

L’assemblée était nombreuse pour assister à cette célébration inter-églises du Centre Œcuménique Saint-Marc qui commémorait les 50 ans de sa construction en même temps que les J.O. d’hiver à Grenoble.
Une préparation commune qui a permis de célébrer ensemble notre communion en Christ.

Déroulé de la célébration :

Chants et intentions de prière :

Notes de Denis MULLER ayant servi de fil conducteur pour son message :



 


Les 50 ans du Centre oecuménique Saint-Marc et des jeux olympiques d’hiver du samedi 10 mars 2018

 

23 mars 2018

Le samedi 10 mars à 11H00 débutait la journée anniversaire des 50 ans de la création du centre œcuménique Saint Marc, en partenariat avec l’UHQM, (Union des Habitants du Quartier Malherbe), introduite par un mot d’accueil de Philippe MOUY, prête de la paroisse Sainte Trinité hébergée par le centre.
Marlyse GOMEZ, prenait le relais en traçant le cheminement historique de la création du centre et de son évolution. Partant de 1957 date de la première église Saint Marc, dans une ferme, fréquentée alors par « les catholiques du Sud », Marlyse GOMEZ a mis en perspective la genèse du projet de construction du centre, dans le contexte de l’organisation des jeux olympiques, de la volonté de l’Eglise Reformée d’être présente au sud de Grenoble, et dans l’élan de VaticanⅡet de l’essor de l’œcuménisme qu’il a suscité, citant les chevilles ouvrières du projet que furent le pasteur Paul KELLER et le prêtre Emmanuel MAGNIN, militants convaincus de l’œcuménisme. « Faire ensemble tout ce l’on peut faire ensemble, sans être obligé de tout faire ensemble » telle fut la devise insufflée par le duo pour la fondation du centre.
Le projet s’est fait en lien avec les JO et l’Union de Quartier. « Un même esprit d’ouverture, d’aventure et de découverte habitait les parties prenantes » précisait Marlyse GOMEZ. Le 26 janvier 1968, deux semaines avant l’ouverture des jeux olympiques, le centre était inauguré, première construction en France de ce type. Quelques semaines plus tard, l’Eglise Anglicane y débutait à son tour ses célébrations. Lieu d’ouverture, d’échanges, de partage et d’animations entre églises chrétiennes, il l’est aussi avec les associations du quartier et notamment l’UHQM, depuis l’origine. 1991 a vu la création de l’Association du Centre Œcuménique en charge d’assurer sa gestion et son fonctionnement, dont Marlyse GOMEZ fut la présidente durant 14 ans à partir de 1999.
L’introduction de cette journée anniversaire se poursuivait avec les interventions de Loïc LAGADEC, vicaire général, Joël GEISER, David BAILEY pour l’Eglise Anglicane, Marc ROSELLI, président de l’UHQM. L’auditoire était ensuite invité à découvrir les quatre différentes expositions déployées pour l’occasion dans le Grand Espace, et à se retrouver autour d’un apéritif.
Un forum animé par René SCHAERER, débutait l’après-midi, alors qu’en parallèle, un « courseton » se déroulait en extérieur, ouvert à tous, organisé par la Maison de l’Habitat.
Le forum était réparti en quatre temps : histoire factuelle du centre ; projets des églises membres et hébergées ; ouverture sur la cité et le quartier ; avenir du centre. Structurés d’exposés et de témoignages d’acteurs et de bénévoles ayant œuvrés ou œuvrant encore aux animations et aux destinées du centre, et de représentants de l’UHQM, ces tableaux ont ravivé la mémoire de ce lieu, matérialisé le chemin parcouru, des difficultés surmontées. Henri CALLIES, actuel président du centre, a évoqué ce qui constitue pour lui le point d’orgues de la dimension œcuménique du centre, la célébration œcuménique au Sacré Cœur des 500ans de Luther en mars 2017, au cours de laquelle ont été échangés des mots de réconciliation entre églises. Il a ensuite apporté un éclairage sur les nouvelles orientations du centre en gestation, travaillées par les églises.
Après un interlude conté, un tour d’horizon d’une huitaine de stands présents en lien avec la montagne, l’environnement, l’entraide et l’humanitaire a été fait avec leurs animateurs, le public ayant ensuite pu les visiter à son gré.
La journée s’est terminée avec une table ronde animée par Nicolas MOURGUES, pasteur et animateur régional jeunesse, réunissant Pierre FRAPPAT, adjoint au maire de Grenoble, Michel DESTOT dans le cadre de l’accompagnement en montagne de jeunes en difficultés, Hugues CHARDONNET, médecin, guide de montagne, bénévole de l’association « 80-4000 solidaires », et Denis MÜLLER pasteur. Chacun s’est exprimé sur le thème interrogatif : « la montagne, un lieu qui nous élève et nous unit ? »
Le lendemain une célébration œcuménique a clos cet anniversaire, devant une large assemblée des églises impliquées dans le centre Saint Marc.

Philippe BONHOURE

Voir le dossier de presse ci-après :

Allocution du pasteur Joël GEISER ci-après :

Voir l’article du Dauphiné Libéré du 11/3/2018



 


La veillée de prière pour l’Unité des Chrétiens du 25 janvier 2018

 

6 février 2018 par Bertrand Missemer

Thème de la célébration, proposé par les Églises des Caraïbes : « Le Seigneur est ma force et ma louange. Il est mon libérateur » (Exode 15, 2).

La célébration était introduite par Martine Deschamps (Église catholique, déléguée diocésaine à l’œcuménisme) et Jean Teddy Ramaherijaona (pasteur de l’Église protestante malgache FPMA). Elle s’est déroulée en trois temps :

• Rencontrer le Christ dans l’évangile
• Adorer ensemble et en vérité
• Témoigner et servir le monde

Cette veillée a été précédée par l’après-midi œcuménique avec les enfants ; les jeunes et les parents le samedi 20 janvier 2018.

Voir la série de photos des ces évènements.



 


Colloque « De Luther aux protestants – enjeux et actualité des 500 ans de la Réforme » du samedi 7 octobre 2017.

 

14 novembre 2017 2017

« Dieu nous donne des noix », écrivait Luther, avant d’ajouter : « Il ne nous les casse pas »…

C’est par ces mots que Joël Geiser, président du comité local d’organisation de l’anniversaire des 500 ans de la Réforme, a ouvert le colloque intitulé : De Luther aux protestants : enjeux et actualité des 500 ans de la Réforme. « Casser la coque pour découvrir Luther en intériorité ; décortiquer les méandres et les peaux revêches de cette histoire conflictuelle, avec ses héritages multiples ; presser la noix jusqu’à en sortir l’huile pour adoucir les plaies et éclairer notre chemin ; user enfin de toute cette énergie reçue pour annoncer le Christ et vivre l’Evangile. »

Tout un programme !

Si elles n’ont pas épuisé le sujet (!), les contributions des six intervenants ont permis aux quelques 200 participants à cette journée d’en explorer de façon éclairée certains des champs les plus intéressants pour notre monde d’aujourd’hui.

Marianne Carbonnier Burkard a d’abord évoqué l’instabilité du statut de la Réforme dans l’Histoire selon les périodes - et ce, dès l’origine. Vécue comme un moment de rupture et un temps de renaissance (ou de catastrophe) pour l’Eglise à l’époque où l’histoire était perçue à travers le prisme du salut, la « Réformation » a été considérée après la Révolution française comme la matrice de la modernité avant d’être réduite, dans la deuxième partie du 20ème siècle, à une source modernisante parmi beaucoup d’autres. Depuis une vingtaine d’années, on assiste à un « retour » de la Réforme en tant qu’événement décisif et cohérent dans un basculement de l’histoire dont nous sommes les héritiers bien au-delà de la seule sphère religieuse : invention du pluralisme, liberté de conscience... Au-delà de tout ce qui apparaît « routinisé » de notre point de vue contemporain, le protestantisme est aujourd’hui considéré comme un « incubateur permanent de réformes » depuis ses origines.

Interrogé sur les sources, la pensée et la trace de Luther, Marc Lienhard a rappelé que Luther ne s’est pas considéré lui-même comme un réformateur. Il s’inscrivait au contraire dans la longue tradition représentée notamment par Saint-Augustin, Bernard de Clairvaux et Jean de Gerson qui considérait la corruption de l’homme comme une réalité permanente et envisageait le péché de manière radicale. Sa théologie souligne l’altérité radicale de Dieu (qui échappe à l’entendement humain), valorise la croix (pour pouvoir être saisi, Dieu passe par l’ignominie du supplice), postule que la parole de Dieu doit transformer l’homme et considère que la vie chrétienne est polarisée entre la foi et l’amour. Il a également milité pour la distinction des deux règnes, spirituel et temporel. Comme beaucoup d’autres, Luther concentrait a priori ses critiques sur les travers de l’Eglise et pensait que Dieu seul était capable de la réformer. Parce qu’elles ont entraîné la contestation de l’autorité du pape, les attaques contre les indulgences ont enclenché un processus de rupture alors que Luther restait en fait … profondément catholique : son cheminement spirituel est indissociable de l’histoire de son temps et pourtant, après lui, rien ne sera tout à fait comme avant de la culture occidentale et de la théologie dominante.

Président du Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), Etienne Lhermenault était interrogé sur la filiation entre les Evangéliques et la Réforme, soulignant d’emblée que poser la question revient à supposer que la réponse n’est pas évidente... Bien que l’évangélisme se caractérise par une extrême diversité, l’intervenant a relevé quelques constantes qui lui donnent sa cohérence : le biblicisme, le crucicentrisme, le conversionnisme, l‘activisme, l’organisation congrégationnaliste et le goût du travail en réseau (au détriment de l’institution). Il a également relevé que deux grands courants sont identifiables au-delà du foisonnement des Eglises qui s’y réfèrent : le courant piétiste orthodoxe, marqué par une forte empreinte puritaine, très missionnaire, qui valorise la vie pieuse et qui considère que le témoignage doit être l’œuvre principale du chrétien ; et le courant pentecôtiste charismatique qui valorise l’expérience sensible de Dieu. C’est ce courant, né aux Etats Unis au début du 20ème siècle, qui est en très forte expansion à travers le monde. Concernant la question du lien entre les Evangéliques et la Réforme, Etienne Lhermenault considère qu’il est complexe et … pas toujours assumé. Selon lui, l’Evangélisme doit plutôt être vu comme héritier des Réformes (réforme magistérielle, réforme radicale et Réveils) et qu’il est par ailleurs plus proche de Calvin que de Luther, en particulier dans son rapport à l’Ecriture Sainte (sola scriptura).

Sociologue, Pierre Bréchon a entraîné l’auditoire sur la piste des valeurs du protestantisme en France, bien que les études de référence sur ce thème soient peu nombreuses (1) et que la question de la représentativité des échantillons soit problématique du fait du caractère très minoritaire de la population concernée et de différences notables entre la composante luthéro-réformée (environ 2/3 des protestants en France) et la composante évangélique. Globalement, les données révèlent une population majoritairement urbaine et d’un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne, surreprésentée dans l’enseignement, la recherche et les métiers médico-sociaux. Sur le plan de l’éthique, on note un haut niveau de confiance à l’égard des institutions, une conception active de la citoyenneté à travers l’engagement associatif, une tendance au libéralisme dans les domaines de l’économie et des mœurs (avec davantage de conservatisme chez les évangéliques sur les thèmes relevant de la vie privée) et une sensibilité sociale sur les questions écologiques et de solidarité. L’intervenant a souligné en conclusion que c’est plutôt à l’échelle européenne qu’à celle de la France qu’il faut chercher les traces d’un « héritage protestant ». Au fil des siècles, le protestantisme a défendu « l’agir en conscience », mais une conscience éclairée par la Bible. S’il a contribué à une certaine modernité en prônant les valeurs d’individualisation, celles-ci sont aujourd’hui, dans une société fortement sécularisée, détachées de la notion de transcendance.

Le sujet suivant était dévolu à Jean-François Chiron, de l’Institut catholique de Lyon : « Une ou des Eglises ? Les débats actuels en ecclésiologie ». Sujet délicat tant les « imaginaires ecclésiologiques » des catholiques et des protestants sont différents…. Ainsi, à la question de savoir si l’Eglise du Christ peut être constituée par la communion des églises historiques, les protestants répondront que l’union des fidèles ne dépend pas de l’être ecclésial mais de la relation de chaque fidèle à Dieu - et les catholiques diront au contraire qu’elle dépend de l’unité visible de Eglise, la relation des fidèles à Dieu passant par l’Eglise. Alors que les catholiques considèrent que l’Eglise est le lieu déterminé de l’action de Dieu, la Réforme a, de tout temps, fermement contesté cette idée. La requête protestante d’une reconnaissance mutuelle de confessionnalité se heurte donc toujours au point de vue catholique selon lequel le protestantisme présente un déficit d’ecclésialité rédhibitoire. En dépit de tout ce que les églises chrétiennes ont en commun et du chemin de rapprochement parcouru, le registre visible et tangible des Eglises et le registre invisible que constitue la communauté des croyants ne correspondent toujours pas et la question fondamentale demeure : l’Eglise comme communion des fidèles doit-elle être présente dans une seule église institutionnalisée, unifiée, tangible et visible ou peut-elle se satisfaire d’une organisation fédérative, d’un agrégat plus ou moins intégré ? A l’évidence, le sujet n’est pas épuisé !

Olivier Abel était chargé de conclure le colloque avec une réflexion sur la foi et la pensée protestante au défi du monde actuel. Interrogeant d’abord la nature des défis d’aujourd’hui, l’intervenant a rappelé que l’humanité a été conduite depuis plusieurs siècles par un désir d’émancipation et que la Réforme était contemporaine de cet âge de rupture émancipatrice - également portée par des progrès techniques cumulatifs. Or le « grand récit du progrès » s’enraye et même s’éboule actuellement, en particulier parce que la question des finalités s’est effacée au profit de la seule question des moyens. L’utopie selon laquelle il y aurait toujours des solutions se heurte à des limites partout visibles au niveau planétaire, sur les plans écologique, social, économique et politique. Face à une idéologie de croissance addictive et funeste, aucune pensée alternative de long terme ne parvient à s’imposer… A ce stade de l’exposé, l’auditoire a été invité à ne pas désespérer, à ne pas déserter, à travailler sur les « intentions » et à faire face aux difficultés du temps présent dans l’assurance que les religions peuvent aider à mobiliser le « fond de bonté » de l’humanité dans les temps sombres (cf Paul Ricoeur). Calvin, lui-même, n’avait-il pas contribué à apaiser les peurs dans une période apocalyptique ? Depuis le 18ème siècle, l’importance prise par le « moi » au détriment du « nous » nous a éloignés du souci de faire monde commun. Le protestantisme invite à se décentrer des inquiétudes liées à la théologie du salut et à revenir au cœur battant de la Réforme selon lequel la grâce est fondamentalement un « insouci de soi ». Il encourage à considérer que le sujet de la foi n’est pas le « je » mais le « nous » qui engendre la suite des générations, qui fait de l’humain un être capable de dissensus interne et qui le rend apte à discerner le bon équilibre entre émancipation et fidélité, à se laisser bouleverser pour exister pleinement.

Des remerciements aux intervenants, à Philippe Gagnon et Jean-Paul Lesimple (modérateurs), à Elisabeth Bouaniche pour ses magnifiques respirations musicales au violoncelle ; et toute notre gratitude à la communauté de Saint Marc, dont le soutien, la disponibilité et la force de travail ont permis à cette journée de se dérouler au mieux.

(1) A cette date, les résultats du sondage réalisé par Ipsos pour Réforme et la Fédération protestante de France sur « les Protestants en 2017 » n’étaient pas encore publiés (cf Réforme paru le 19 octobre 2017)

Pour lire le texte des interventions, choisissez leur auteur :

- Marianne CARBONNIER BURKARD


- Marc LIENHARDT


- Etienne LHERMENAULT


- Pierre BRECHON


- Jean-François CHIRON



 


Culte pour la cité du dimanche 8 octobre 2017

 

15 octobre 2017 2017 par Bertrand Missemer

Un grand moment de rassemblement nous a été proposé au centre œcuménique Saint-Marc préparé par une équipe interconfessionnelle avec comme pilote le pasteur Joël GEISER pour :

- rendre grâce pour les témoins passés et l’action présente de Dieu dans nos Églises,
- annoncer le cœur de l’Évangile réaffirmé par Luther et les Réformateurs,
- manifester via le déroulé du culte la diversité de nos formes de spiritualité,
- dire notre présence dans la cité et notre désir de servir fraternellement le prochain, -manifester par la prière notre soutien et notre engagement auprès des autorités et de tous.

Pour écouter la prédication du pasteur Marc LIENHARD en vidéo, cliquez ici.
Voir ci-après le texte de la prédication du pasteur Marc LIENHARD :



 


Rallye huguenot en Haut Diois et Trièves du lundi 5 juin 2017

 

11 juin 2017 2017

Nous avions rendez-vous à 9h au Nonières, sous le col de Menée dans les nuages, pour se regrouper et former des équipes par voiture. Après un accueil autour de boissons chaudes, nous avons pris la route, munis d’un dossier fil rouge composé d’informations générales, de défis, de questions, de documentation historique, d’un quiz et d’un plan de route.

Dès le départ, nous savions que nous devions relever 2 défis :

1/Réaliser une croix huguenote à partir de végétaux ou minéraux.

2/Chanter de mémoire et en équipe une strophe du cantique de Luther : « c’est un rempart que votre Dieu ».

Après les Nonières, le plan de route nous a conduit à :

Châtillon-en-Diois avec son temple chargé d’histoire, ses viols (ruelles) et son Beffroi dont la cloche a servi pour appeler les protestants au culte.
Environs de Menglon pour découvrir les fameux cimetières protestants et/ou familiaux.
Mens où nous nous sommes retrouvés pour piqueniquer dans le jardin du temple après avoir répondu à quelques questions sur ce lieu et déposer notre 1er défi.
Après un culte animé par le pasteur François DIETZ et sa guitare, le pasteur Joël GEISER nous a remis le 2ème dossier sur le modèle du 1er pour poursuivre la découverte du circuit.
Saint Sébastien et son église affectée aux protestants depuis 1793.
Saint Jean-d’Hérans et son cimetière comprenant une partie catholique, dont l’entrée est surmontée d’une croix, et une partie protestante, dont l’entrée est surmontée d’un texte biblique, le tout séparé par un muret.
Retour au presbytère de Mens qui vit la création de l’école modèle protestante en 1875, pour répondre aux dernières questions.

Un goûter préparé par les Mensois nous attendait au presbytère. Après avoir félicité l’équipe au meilleur score et chanté ensemble le cantique de Luther, le pasteur François DIETZ a prononcé les paroles d’envoi et de bénédiction.

Ce fut une journée qui s’est ensoleillée au fil du temps, très enrichissante sur le plan historique et communautaire. Un grand merci aux paroissiens du Trièves-Matheysine pour l’organisation pratique et surtout au pasteur Joël GEISER, pièce maitresse dans la construction de ce rallye.



 


Conférence sur Lucas Cranach peint Martin Luther du 17 mai 2017

 

24 mai 2017 2017 par Bertrand Missemer

Le groupe Racines Huguenotes de l’Eglise protestante unie de Grenoble nous invitait à une conférence sur "Lucas Cranach peint Martin Luther" par les pasteurs Jean Arbogast et Christian Kempf.
Après un repas très convivial nous avons assisté à la conférence, conférence très structurée illustrée d’un diaporama et qui comportait trois parties.
* dans la première étaient exposées les raisons du choix de l’atelier Cranach pour ces représentations. En ce début de XVème siècle Luther commençait à avoir une certaine notoriété dans la région de Wittemberg, ville importante de la Saxe. En 1520 le peintre Albrecht Dürer avait exprimé le désir de rencontrer Luther et de faire son portrait, mais l’électeur de Saxe voulant garder un "droit à l’image" préféra confier cette tâche à Lucas Cranach, éminent peintre de la cour de Saxe. Ce sont donc les Cranach, père et fils, qui ont élaboré la majorité des images de Luther, images qui diffusées par la toute nouvelle technique de l’imprimerie ont accompagné la circulation de ses idées.
* dans la deuxième partie les images sont regroupées par thèmes, nous remettant en mémoire la biographie de Luther. Luther jeune moine, Luther se cachant à Wartbourg après la diffusion des "95 thèses", Luther et sa femme, Luther et Mélanchton, Luther à l’université.... Nous voyons ainsi que la figure de Luther évolue progressivement de simple moine, éclairé par la parole divine au réformateur de l’Eglise à la corpulente stature.
* la dernière partie porte sur la diffusion de ces images au cours des siècles et jusqu’à maintenant. Déjà au XVIème les images de Luther étaient partout, sur des tableaux, sur des feuilles volantes, elles illustraient ses ouvrages et la Bible. Au cours des siècles suivants elles ont été reprises et réinterprétées, créant une identité luthérienne. Nous les trouvons de nos jours sur des objets publicitaires et même en playmobil !

En conclusion une soirée enrichissante et attrayante que 70 personnes ont suivie avec grand intérêt.

Michèle Dolino



 


Assemblée générale de l’Association du Centre œcuménique Saint-Marc du 6 avril 2017

 

21 mai 2017 2017 par Bertrand Missemer

A partir des diapositives projetées :



 


Painting Luther, spectacle de la Compagnie La Marelle du 28 mars 2017

 

5 avril 2017 2017 par Bertrand Missemer

Nous étions environ 180 spectateurs au Centre Œcuménique Saint –Marc, ce mardi 28 mars 2017, pour voir le nouveau spectacle de la Compagnie de La Marelle : « Painting Luther ». Comme d’habitude, nous avons apprécié les talents de comédiens de 2 artistes : Giliane BUSSY dans le costume de Giulietta Scaldini et Hubert CUDRE dans celui de Martin Luther.
Giulietta Scaldini est une peintre dont la carrière n’a jamais véritablement décollé : elle a donc opté pour un travail de copiste et vit confortablement en copiant les grandes œuvres des peintres italiens. Un jour, elle reçoit une demande originale d’un pasteur : copier le fameux tableau de Lucas Cranach représentant Martin Luther. C’est surprenant mais pourquoi pas ? Giulietta se met au travail. Comme elle ne connaît rien de Luther, elle visionne quelques documentaires, feuillette quelques bouquins, puis commence à peindre. Tout se déroule normalement, jusqu’au moment où le personnage du tableau « sort » de la toile et se met à dialoguer avec l’artiste. C’est que Martin Luther n’en peut plus de l’image d’Epinal qu’on cultive à son sujet. Il compte bien expliquer à Giulietta que la Réforme est à vivre plus qu’à célébrer, à réinventer plus qu’à répéter, que bien avant d’être une époque de l’histoire elle est un état d’esprit. A partir de là, ce n’est plus Giulietta qui va poser son regard sur le célèbre réformateur, mais Luther qui va porter son regard sur notre société contemporaine. Le manque d’audace des Eglises face aux moyens de communication contemporains, l’ambiguïté de l’oecuménisme et de l’interreligieux, les migrants, la guerre, la liberté, le pouvoir, l’éducation : avec humour et lucidité.
Les applaudissements à chaque changement de séquence et les rires après certaines tirades ont fait vibrer le cœur des artistes qui nous l’ont rapporté à la fin du spectacle.

Une fois de plus, la Compagnie de La Marelle nous a fait passer une bonne soirée dans un lieu très apprécié pour son espace et son public par les comédiens .

Merci à ceux qui ont aidé au transport du matériel, au démontage du décor, à la préparation du diner et à l’hébergement des trois compagnons.

Des spectateurs interviewés à la sortie :



 


Veillée de prière de la Journée Mondiale de Prière des femmes du 3 mars 2017

 

16 mars 2017 2017 par Bertrand Missemer

Cette année encore, la Journée Mondiale de Prière (JMP) a été célébrée à Saint Marc, avec une équipe de préparation regroupant 6 ou 7 Eglises chrétiennes de l’agglomération. Ce sont des femmes chrétiennes des Philippines qui avaient préparé la célébration sur un thème choisi par le comité international de la JMP :
"Me trouves-tu injuste ?" avec l’ évangile de Matthieu 20, 1-16, appelé aussi, les ouvriers de la onzième heure.
Le livret de prière est diffusé dans plus de 180 pays du monde qui se sont retrouvés le 3 mars pour célébrer leur foi en Jésus Christ, découvrir les Philippines, une nouvelle manière de célébrer, agir pour une société meilleure avec nos offrandes, et vivre l’universalité de nos Eglises.
Cette année, Lilia Ledent, femme de pasteur et originaire des Philippines nous a beaucoup aidé pour rendre plus vivante cette célébration. par son témoignage et son costume traditionnel aux couleurs du drapeau des Philippines, qui fut confectionné
par une amie également Philippine.
La collecte de cette année est de 426 € pour les actions de solidarité choisies par la JMP des Philippines, le verre de l’amitié et les spécialités culinaires ont joyeusement terminé la soirée.

Nous rendons grâce à Dieu pour cette belle soirée de prière ... pas assez connue de nos Eglises !

Hélène Neichel



 


Laïcité et fait religieux en prison : conférence du 16 février 2017.

 

3 avril 2017 2017 par Bertrand Missemer


Le16 février 2017, à l’initiative du Centre œcuménique St-Marc, du Service Diaconie du Diocèse et de son Groupe prison, de l’EPUdF et du Diaconat protestant, avait lieu une conférence sur la façon dont sont respectées, en prison, la laïcité d’une part et le droit d’autre part d’y pratiquer sa religion et son culte.
Dans un premier temps, Pierre Bréchon, professeur émérite à Sciences-Po Grenoble rappelait les termes et le sens de la loi du 9 décembre 1905 qui sépare, certes, les églises et l’Etat, mais qui garantit le libre exercice des cultes et crée des postes d’aumôniers salariés par l’Etat dans les prisons comme dans les hôpitaux, les lycées…etc.
On faisait alors connaissance avec six aumôniers en fonction au centre pénitentiaire de Grenoble-Varces(1) qui, brièvement, montraient comment ils conçoivent leur ministère : une collaboration entre aumôniers, comme le soulignait l’aumônier musulman ; un accueil informel à tout nouvel arrivant ; quatre verbes enfin pour décrire un objectif commun : accueillir, écouter, aider à réfléchir, célébrer. Et ceci dans une juste relation avec l’administration pénitentiaire.
Dans un troisième temps, Corinne ROSTAING, enseignante-chercheur en sociologie à l’Université Lyon II, exposait la méthode et les résultats d’un long travail de recherche sur le fait religieux en prison(2). Le travail porte sur 8 prisons, plus de 500 entretiens avec des détenus et des acteurs de la vie en prison, plus de 80 observations de terrain et le dépouillement de 448 questionnaires remplies par des aumôniers. Sept cultes sont officiellement reconnus par l’administration pénitentiaire dont le bouddhisme et les témoins de Jéhovah. L’aumônier est en général bien accueilli en prison, non seulement parce que c’est la loi mais aussi parce que la religion est perçue comme un facteur apaisant. La pratique religieuse y est vécue par le détenu comme le sentiment d’une présence dans la vie de tous les jours ; le culte, comme un moment de liberté, de « bonheur », comme une façon d’exister autrement mais aussi de se protéger. Il s’agit le plus souvent d’un retour à sa religion d’origine ; très rarement d’une conversion ; mais la prison, insiste la conférencière, n’est pas, comme on le croit souvent, un lieu de radicalisation. Selon C. Rostaing, il y a deux façons différentes, pour les aumôniers de comprendre leur ministère : les uns le centrent sur l’écoute de tous les détenus qui acceptent leur visite ; les autres le centrent sur l’accompagnement confessionnel, insistent sur la dimension éducative, communautaire et morale de la religion qu’ils représentent.
Les aumôniers doivent encore trouver la juste distance dans leurs relations avec l’administration. Celle-ci, selon les lieux et les personnes, « refoule le religieux ou le convoque pour son potentiel de pacification. » Une très riche soirée, - la troisième, à saint Marc, sur le thème de la prison, - qui a réuni environ soixante auditeurs et auditrices. « Souvenez-vous de ceux qui sont en prison » (Heb. 13/3).

René SCHAERER

(1) José CIPRIANO, aumônier protestant, Mohamed JINANI, aumônier musulman, Bernard VINCENT, Paul GENOULAZ et Odile HAGUENIN, tous trois aumôniers catholiques.
(2) Céline BERAUD, Claire de GALEMBERT et Corinne ROSTAING. De la religion en prison, presses universitaires de Rennes, 2016.



 


Soirée Saint Valentin autrement du 14 février 2017

 

9 mars 2017 2017 par Bertrand Missemer

Saint Valentin VS Les Brûleurs de Loups

Deux supporters de l’équipe des Brûleurs de Loups filent en voiture, ce soir du 14 février, voir le match de la Ligue Magnus, Les Brûleurs de Loups (Grenoble) contre Les Ducs (Angers).

Casquette, fanions, autocollants, porte-clés, écharpe du club … rien ne manque, ce sont de vrais fans.

Lui, concentré sur la conduite, évalue sans doute les chances de voir son équipe gagner grâce aux encouragements des supporters.
Elle : « c’est la Saint Valentin aujourd’hui, j’ai une surprise pour toi ! »
Lui : « C’est le match, la surprise »
Elle : « J’aurais préféré passer un moment avec toi... en amoureux »
Lui : « Mais on sera tous les deux au match ! »
Elle : « Vraiment tous les deux, en tête à tête, quoi. D’ailleurs j’ai pris des places. Cela se passe au Centre Œcuménique »
Lui : « Quoi ? Et le match, et les places ? »
Elle : Tu appelles un copain et tu lui revends les places !
Lui (il appelle le copain) « Je ne peux pas aller au match, je te passe nos places » … « Non je ne suis pas malade, c’est ma femme, elle veut fêter la St Valentin et elle a pris des places dans un centre gastronomique »
Finalement le couple arrive au Centre œcuménique Saint Marc, Lui toujours réticent. Ils prennent place à leur table dans une salle décorée où une quarantaine de couples sont déjà installés en tête à tête à leur table.
Sur une estrade deux sièges devant des éléments de voiture et un volant. Un couple d’animateur s’y installe : Casquette, fanions, autocollants, porte-clés, écharpe du club … rien ne manque, ce sont de vrais fans.

L’animatrice : « c’est la Saint Valentin aujourd’hui, j’ai une surprise pour toi ! »

Elle : « Tu vois ils nous attendaient
à la fin de la soirée
Lui : … c’était une soirée sympa, attends, je regarde le résultat du match
Elle : T’inquiète, le résultat c’est :
Equipe St Valentin 1
Brûleurs de Loup 0.

Et si tu veux mon avis, ils ont drôlement bien joué !



 


Portes Ouvertes à St Marc le 27 novembre 2016 : Rencontre Interreligieuse

 

23 février 2017 2017 par Elizabeth Cherhal-Cleverly

Le dimanche 27 Novembre, à l’initiative de la Paroisse Ste Trinité, le Centre Oecuménique ouvrait ses portes aux musulmans de Grenoble.

et plantation d’un Olivier

Trois Imams des mosquées voisines (Teisseire, Arlequin, Baladins) étaient présents avec plus d’une trentaine de pratiquants dont un grand nombre de femmes.

A 11h, après 7 - 8 prises de paroles d’accueil, de témoignages d’amitié et de solidarité, l’olivier à été planté à l’intérieur du Claustra devant St Marc, en présence de deux élus de la ville, de l’union de quartier et d’une centaine de personnes. Une petite plaque a été posée pour immortaliser ce moment exceptionnel pour la première fois à Grenoble.

La rencontre s’est poursuivie par un verre de l’amitié puis par un repas partagé ensemble par une cinquantaine de présents deux deux religions.



 


Prostitution(s) à quel prix ?

 

23 février 2017 2017

Sous le titre "Prostitution(s) à quel prix" ? Le centre St Marc, soutenu par la CEC, a organisé une réunion d’information sur la situation de la prostitution à Grenoble, et plus généralement en France.

le 17 Novembre 2016 avec exposition

Plusieurs associations qui viennent en aide aux prostituées, tels que "Le Nid" et "l’Appart", ont expliqué la situation, qui a énormément changé ces dernières années, et concerne principalement des étrangères issues d’ Europe de l’est et d’Afrique. Beaucoup de filles sont mineures et presque toutes sont victimes de trafiquants d’êtres humains. Ils estiment que la prostitution a augmenté de 800% ces dernières années. En moyenne les filles ont 3000 clients par an ce qui rapporte 150 000€/personne. Plusieurs filles issues de l’Afrique pensent qu’un sort leur a été jeté. En bref, elles sont victimes de l’exploitation humaine dans ce qu’elle a de pire.

Les associations ont expliqué la situation légale en France, qui a aussi changé assez récemment. En France, la prostitution n’est pas illégale, mais le proxénétisme et le traffic d’être humain l’est. Il y a aussi une loi en préparation qui rendra illégal "l’achat d’un acte sexuel". (Comme l’a expliqué le dirigeant de l’association "Le Nid", il n’y aurait pas de prostitution sans demande des "clients").

Un groupe de catholiques "Magdalena" et un groupe évangélique "Perles de Prix", ont alors témoigné sur tout de qu’ils font pour aider et témoigner auprès des prostituées. Un jeune homme ex-prostitué a expliqué comment il a pu s’en sortir avec l’aide de "l’Appart".

Pour conclure, nous avons appris beaucoup de choses à cette soirée, qui a aussi été une bonne occasion de discuter avec les représentants des associations, et savoir ce qu’on pouvait faire pour aider.



 


Conférence du 13 octobre 2016 sur "rendre justice" avec Guy Aurenche

 

23 octobre 2016 2016

Quel beau témoignage, jeudi dernier à St Marc, de Guy Aurenche, « avocat de l’espérance » ! Il a mené de front une carrière d’avocat et de militant des droits de l’homme, d’abord à travers son engagement contre la torture au sein de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), dont il fut longtemps président. « Cette aventure a changé ma vie par le choc que je reçus en découvrant la réalité tortionnaire. Comment une personne peut-elle décider de « tordre » une autre personne ? » Puis il a poursuivi ce combat pour la justice contre tout ce qui bafoue ou défigure l’homme comme président du CCFD-Terre solidaire.
Au cours de ces responsabilités, il n’a cessé de visiter les lieux de la planète où des hommes, des femmes et des enfants souffrent et peinent. Sa foi n’est pas quelque chose de surajouté. C’est dans les actions de solidarité qu’il découvre un ciel plus grand. « L’amour de Dieu signifie pour moi : Lève-toi et marche ! » déclare-t-il, fortifié dans sa foi en un Dieu aimant. Et il poursuit : « Je suis convaincu que Dieu a du mal avec le mal. Il souffre avec l’homme supplicié comme il souffre avec le malade. Il souffre dans les salles de torture » (P. 89-90).
Homme de la parole, Guy Aurenche croit en la parole au service de la justice, « une parole qui résonne sur la terre comme au ciel ». Mais pour lui, pas question d’être le porte-parole des « sans-voix » comme on dit souvent. « C’est la société qui n’a pas d’oreille pour entendre ceux dont la voix est affaiblie par la misère. Tous ont une voix. Aider les plus silencieux, les plus fragiles, à se faire entendre devrait être justement une de nos premières tâches » (P. 73).
Et en même temps, porté par l’écoute et le dialogue, il n’hésite pas à recevoir et à travailler cette Parole qu’est l’Évangile. « La Parole d’un Dieu qui souffre des injustices subies par tant de ses enfants invite à la fois à une conversion personnelle, à des changements de conduite et à des réformes sociales. Elle est transformatrice » (P. 68).
Vous avez manqué ce témoignage ? Pas de problème. Vous le retrouverez dans son dernier livre intitulé : « Justice sur la terre comme au ciel ». Une perle sur notre route.



 


La rencontre consistoriale du 8 octobre 2016 : vers une nouvelle déclaration de foi

 

22 octobre 2016 2016

Une table ronde, animée par le pasteur Joël Geiser, a été organisée par l’Eglise protestante unie de Grenoble au centre unioniste de jeunesse du Dauphiné, en présence de Bertrand Dumas : enseignant au Centre théologique de Meylan, Laurent Clémenceau : pasteur évangélique dans le nord Isère et François Dietz, pasteur sur Trièves-Matheysine, Grenoble et Voiron. Devant une assistance d’une quarantaine de personnes, nous avons pu écouter différents éclairages sur le sujet.
Les exposés ont été structurés à partir de 2 questions :
-  1/Qu’est ce qu’une confession de foi ?
-  2/Quels usages de la déclaration de foi dans nos communautés ?
avant de demander l’avis des intervenants sur le projet de déclaration de foi.
1/
Pour le pasteur de l’EPUdG, confesser sa foi c’est dire sa foi à un temps donné dans un contexte précis alors que la déclaration de foi se veut plus intemporelle et doctrinale. Mais ce n’est pas toujours le cas et il y a ambiguïté entre « confession de foi », utilisée dans des liturgies et « déclaration de foi » plutôt utilisée dans des moments spécifiques (assemblées générales, synodes, autres moments officiels).
Pour Bertrand Dumas, la confession de foi a trois objectifs :
- renforcer la foi de ceux qui disent ou écoutent cette confession en rassemblant les éléments de foi dispersés dans la Bible ;
- donner un témoignage clair et cohérent vers l’extérieur ;
- favoriser l’unité au sein d’une confession disparate ;
Il a insisté sur le fait que, le texte de la confession de foi étant bref, il est indispensable de l’accompagner d’une formation et d’une réflexion qui permettent de l’expliquer sous peine d’être mal interprété.
Pour l’ Eglise évangélique, pour faire autorité, une pratique doit être présentée dans la Bible. Or il n’y a pas d’exemple de déclaration de foi liturgique dans le Nouveau Testament. Cependant, les épîtres comprennent de nombreux éléments de doctrine. Cette confession de foi doit nous aider à faire le tri entre les points fondamentaux et les éléments secondaires de notre foi. Toute la difficulté est de faire cette distinction de façon lucide. La confession de foi sert à cerner l’identité d’une communauté, en définir les frontières, face aux autres communautés. Elle sert de balise.

2/
Pour le pasteur de l’EPUdG une déclaration de foi est provisoire, on sait à l’avance qu’elle tombera en obsolescence avec le temps, il faut donc la remettre à jour et l’adapter à notre époque .
Pour l’église catholique, inutile de chercher à différencier l’esprit et la lettre car tout texte nécessite interprétation, y compris la Bible. Les confessions de foi ont surtout un usage liturgique, lors des sacrements. L’Église Catholique ne cherche pas la créativité, même si elle a pu refaire un catéchisme il y a peu.
Dans la pratique des églises évangéliques, la confession de foi est incontournable, à la base de toute création de communauté évangélique. Mais elle n’est pas utilisée liturgiquement, sinon pour l’accueil d’un nouveau membre. Les évangéliques n’aiment pas trop la lecture de textes autres que bibliques. La confession de foi est plus en arrière-plan, utilisée comme une balise pour la communauté. Les confessions de foi de la Réforme sont reçues comme un héritage, mais pas utilisées.

Mais comment choisir entre un texte fondateur destiné à l’usage interne et une annonce publique destinée au témoignage clair et cohérent vers l’extérieur ? L’objectif est de favoriser l’unité au sein d’une confession disparate et de renforcer la foi de ceux qui disent ou écoutent cette confession de foi. Le texte proposé souffre d’une inflation ecclésiologique. Le texte a un peu tendance à mettre l’Église comme l’élément central de cette confession alors que c’est le Christ qui devrait se trouver au centre !
Enfin, une théologie Paulinienne exacerbée : "la réconciliation de Dieu avec l’humanité par la croix". Il n’y a que des citations des épîtres de Paul. Où sont les autres courants théologiques, pétris de bonté présents dans l’ancien testament et les évangiles ? (Par exemple Jean 3, 16 « car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais ait la vie Éternelle »).

Suite aux différentes remarques, le pasteur Hervé Gantz nous liste des idées d’amélioration :
• Le mot résurrection est posé
• Équilibre entre croix et résurrection
• Appel à une relation personnelle avec Dieu
• Foi en un Dieu d’amour
• Eglise appelée à se réformer et se convertir
• Jésus-Christ et non Jésus de Nazareth....
• Appel à la sauvegarde de la création
• Prière de reconnaissance à Dieu pour la création
• Appel à imaginer et susciter de nouvelles politiques
• le mot Saint-Esprit est posé
• le mot père est posé
Il propose le contre projet ci-dessous qui insiste sur la grâce et la résurrection (texte en rouge).
La séance se termine par un temps spirituel guidé par la pasteure Marie Pierre Van den Bossche :« Et vous qui dites vous que je suis ? »



 


Samedi 10 septembre 2016 : A nous deux Saint-Marc !

 

14 septembre 2016 2016

Non, samedi 10 septembre 2016, Saint-Marc n’organisait pas un conférence dehors ! C’était jour de grand ménage. Protestants, catholiques, anglicans, presbytériens coréens, membres d’Ikebana, des pèlerins de l’Eau vive, d’Oikocrédit, de la chorale Toutes Voix, après quelques explications sur le vivre ensemble et la sécurité, une visite guidée du bâtiment, ont sorti seaux, éponges, têtes de loup et autres accessoires. Tables, chaises, murs et parvis, sans effacer leur âge, ont retrouvé un air de propreté. Le tout dans une joyeuse ambiance. A recommencer !

Ce fut également l’occasion de se former à l’utilisation du nouveau matériel de sono installé par Michel Vromandt dans l’espace Cana, dans un meuble fabriqué par lui-même. Bravo !



 


Le père Georges Maurice nous a quittés le 31 août 2016

 

14 septembre 2016 2016

Un hommage solennel a été rendu au père Georges Maurice lors d’une messe célébrée en la cathédrale Notre Dame de Grenoble par Mgr Guy de Kerimel le 2 septembre 2016.
Celui qui fut prêtre pendant plusieurs années à Saint-Marc, fut aussi le fondateur de l’Amitié Juifs-Chrétiens de Grenoble en 1969, avec des amis protestants et juifs et jusqu’à aujourd’hui. Le professeur René Schaerer de l’Eglise Protestante Unie a été longtemps à ses côtés pour travailler sur le rapprochement entre juifs et chrétiens et voici son témoignage lu lors de cette messe :

Pour en savoir plus sur le père Georges Maurice.

Pour prolonger cette reconnaissance envers le père Georges Maurice, un temps de méditation et de prière œcuménique est proposé le mercredi 5 octobre 2016 à 18h30 au Centre œcuménique Saint-Marc



 


Le voyage oecuménique à Lyon le 2 avril 2016

 

24 juin 2016 2016

Un groupe de 30 personnes a fait le voyage. Le programme prévu nous a conduit, le matin, à Vaulx en Velin pour la visite de l’Espace Théodore Monod de l’Eglise Protestante Unie de Lyon-Est Lyonnais avec la rencontre des représentants du conseil presbytéral de la communauté. Le défi de cette réalisation était de regrouper plusieurs petites communautés protestantes de l’Eglise Protestante Unie, éloignées les unes des autres sous un même toit dans un quartier en plein renouvellement urbain, dans l’Est Lyonnais à majorité musulmane. Il s’agit d’un bâtiment innovant, avec une belle charpente en bois et une disposition intérieure favorisant l’accueil de groupes très divers.
L’après-midi était consacrée à la visite du Musée de l’Antiquaille, sur les origines du Christianisme en Gaule. Quelques aléas de transport ont entrainé une visite un peu écourtée de ce musée.



 


Oscar et la dame rose, spectacle du 27 mai 2016

 

8 juin 2016 2016

Comme d’habitude, la Compagnie de La Marelle nous a offert un spectacle plein d’émotion avec des acteurs qui prennent les habits de leurs personnages d’une façon remarquable. Nous regrettons que l’assistance ne soit pas plus nombreuse mais un témoignage mérite d’être relayé ci-après :
"Chère Nathalie,
Je voudrais te remercier pour le merveilleux moment d’émotion que tu nous as offert. Je me souviendrai toujours de ce texte magnifique interprété par tant de justesse et de virtuosité. J’ai vu tous les personnages de la pièce comme s’ils étaient là, j’ai pu m’identifier à chacun d’eux, d’ailleurs mon paquet de mouchoirs y est passé...
Encore merci et bonne continuation. Katia"



 


Conférence du 20 mai 2016 sur l’Arménie, cette inconnue

 

2 juin 2016 2016

Nous étions près de 60 personnes vendredi 20 mai à assister à la conférence « l’Arménie, cette inconnue » par Maxime Yevadian, historien et titulaire de la Chaire d’Arménologie à l’Université Catholique de Lyon. Il était venu tout spécialement de Villefranche pour nous exposer l’extraordinaire richesse de l’Histoire de ce pays méconnu. L’auditoire - constitué pour moitié de personnes issues de la communauté d’origine arménienne de Grenoble - a été conquis par son exposé illustré de nombreux slides. C’était effectivement une gageure que de retracer en une heure seulement les particularités de cette civilisation trois fois millénaire. Ainsi, il a montré comment, au carrefour du monde oriental et du monde occidental, la place stratégique de l’Arménie au Proche Orient, en a fait un objet de perpétuelles convoitises et d’invasions successives tout au long de son Histoire. C’est avec une qualité remarquable que le conférencier a évoqué la spécificité religieuse de ce pays, un des derniers et rares pays chrétiens de cette région du monde, nous faisant comprendre combien il est viscéralement attaché au christianisme qu’il a, le premier, adopté en tant que religion d’état sous l’impulsion de son Catholicos fondateur Saint Grégoire l’Illuminateur, en l’an 300. Il a montré aussi que l’architecture religieuse arménienne est toute entière basée sur les plans du saint siège de son Eglise, que l’on doit à la vision divine de St Grégoire : la cathédrale d’« Etchmiadzine » - littéralement « descente du monogène » ; une Eglise autocéphale, héritière des apôtres Thaddée et Barthélémy et qui se classe parmi les Eglises orientales anciennes ou pré-chalcédonniènnes. Il est admis que cette architecture a été précurseur de l’art roman.
Enfin, et pour ne citer que ces trois exemples, il a parlé de la littérature arménienne née avec l’invention de l’alphabet en 405 et qui après quelques décennies seulement entreprenaient la traduction d’abord des psaumes et de la bible dans le but de toucher au plus près le cœur de fidèles, pour ensuite produire des œuvres originales tour à tour hagiographiques, exégétiques et philosophiques dans le but de former son clergé.
Il a évoqué ces domaines divers pour en faire une synthèse qui expliquent les retentissements actuels sur ce petit peuple que l’Histoire a malmené au début du XXe siècle.
Enfin, le temps d’échanges qui a conclu la soirée, a fini de donner une image édifiante de l’Arménie qui ne sera plus si méconnue désormais pour les personnes présentes à cette conférence de haute tenue.
Ida Alepee


Maxime Yevadian



 


Soirée de Louange du 13 Mai 2016

 

25 mai 2016 2016 par Elizabeth Cherhal-Cleverly

Beaucoup de monde pour cette première soirée de louange ! La salle Cana était pleine et on a du aller chercher des chaises supplémentaires.
Jeunes et moins jeunes de plusieurs églises différentes se sont rassemblés pour louer le Seigneur ensemble.

Après avoir partagé un copieux buffet ensemble, les participants se sont retrouvés pour 2 heures de louange, ponctuées d’un temps de prière et de courtes interventions.

Un groupe de louange inter-églises, composé de musiciens et chanteurs des églises Baptiste, Anglicane et de la communauté du chemin neuf, s’est formé pour l’occasion et a animé la soirée avec des chants tantôt dynamiques, tantôt plus méditatifs. Un temps fort de la soirée : le chant "une seule église" que les participants ont entonné en se donnant la main.

L’idée de cette soirée avait été lancée en juin dernier, et, de l’avis de la plupart des présents, c’est à refaire bientôt !



 


Martin Luther King, la force d’aimer, du 10 mai 2016 avec exposition

 

31 mai 2016 2016 par Bertrand Missemer

L’article publié dans la revue "REVEIL" de l’Eglise Protestante Unie de France du mois de juin 2016.

.........

L’article du Dauphiné Libéré du 13 mai 2016



 


Enjeux du Concile panorthodoxe : la réunion du 29 avril 2016 écourtée

 

3 mai 2016 2016

Suite à un ennui de santé du prêtre Christophe Delaigue, prêtre du diocèse et enseignant au CTM, la conférence n’a pas pu avoir lieu mais une équipe d’accueil s’est constituée spontanément pour donner quelques informations sur ce saint et grand concile et toute l’Eglise orthodoxe qui se prépare sur l’île de Crète, du 18 au 27 juin 2016. Le document ci-après a été distribué ce soir là pour expliquer le contexte :

Chacun est invité à aller sur les sites suivants pour en savoir plus :

http://orthodoxie.com/encyclique-pa...

http://www.telmessos.eu/2016/02/11/...

https://nicolaskazarian.com/2016/01...

L’équipe d’animation du Centre Œcuménique Saint-Marc programmera une nouvelle conférence après ce saint et grand concile de l’Eglise orthodoxe.



 


La justice restaurative du 4 février 2016

 

23 mars 2016 2016

Victimes et auteurs, la possible rencontre

Le jeudi 4 février 2016, au centre Saint Marc, une assemblée nombreuse est venue écouter Brice Demyé, aumônier national protestant des prisons et membre de l’IFJR (Institut Français pour la Justice Restaurative). Il nous a présenté les origines philosophiques et juridiques de la justice restaurative. Comment les différents modèles de justice et de mise en application des peines peuvent-ils être des moyens pour restaurer l’équilibre social détérioré par le crime ou l’infraction commise ? La peine exécutée a un pouvoir d’expiation pour la personne condamnée mais ne suffit pas à reconstruire la personne coupable, encore moins la victime ou le groupe social qui a été agressé. Certaines civilisations faisaient un travail collectif qui permettait aussi une réconciliation de tous les acteurs dans la communauté sociale. La justice restaurative, très présente au Canada, peut être un bon appui pour cette démarche. Une nouvelle conception de la justice inscrite désormais dans la loi de 2014.
Espérons que des actions concrètes puissent se mettre en place prochainement, à partir des services de l’administration pénitentiaire et de l’engagement de personnes de la société civile.
Nous avons pu visionner un petit film qui présente une expérience vécue en France de rencontres entre infracteurs et victimes, avec des témoignages très convaincants de l’intérêt de ces dialogues, tant pour les victimes que pour les auteurs. Ces films sont disponibles sur le site de la justice restaurative : http://www.justicerestaurative.org/
Cette soirée a été l’occasion d’un dialogue entre des aumôniers de prison, le directeur départemental des SPIP (Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation), des avocats, des responsables d’associations de victimes, la juge du tribunal de grande instance de Vienne, d’autres associations proches des personnes détenues et même une personne, ancien détenu, présente dans la salle.
En fin de soirée, quelques personnes se sont portées volontaires pour continuer à réfléchir et peut-être s’investir avec d’autres dans les différentes propositions qui seront faites. Une rencontre pour donner suite à cette soirée est d’ores et déjà prévue le jeudi 17 mars à 18H30 au centre œcuménique Saint Marc.
La justice restaurative, une belle idée à concrétiser.



 


La Saint Valentin autrement du 13 février 2016

 

8 janvier 2017 2017

Répondant à la proposition d’Alpha France, un groupe interconfessionnel de couples, engagés dans l’animation de divers parcours d’aide pour les couples prenait l’initiative d’organiser une Saint Valentin Autrement au Centre Œcuménique Saint Marc.

Cette initiative était soutenue
° par les Églises :
Anglicane,
Évangélique Baptiste d’Echirolles,
Évangélique du Drac,
Protestante Unie Unie de Grenoble
et par plusieurs paroisses catholiques,
Équipe Alpha Couple Saint-Jacques de la paroisse de la Sainte Famille
Équipe Alpha Couple Grésivaudan de la paroisse Saint Matin du Manival

° par des organisations œcuméniques :
La Source,
Le Centre Œcuménique Saint Marc

° par des mouvements d’aide aux couples :
Fondacio, Cana

43 couples ont répondu présents à l’invitation. Accueillis par une invitation personnalisée à leur prénom, les couples étaient dirigés, verre de l’apéritif à la main, où, côte à côte, ils allaient prendre leur repas tout en participant à un jeu Quiz .

Des questionnaires leurs étaient proposés auxquels il fallait répondre d’abord personnellement puis en échange avec son amoureux mais toujours dans l’intimité du couple à sa table bien isolée des autres par la distance, le fond de musique et la lumière tamisée.

En final, une enveloppe de propositions leur était remise :
Vous avez aimé offrir du temps à votre couple pour le faire grandir ?
Vous allez adorer ces suggestions pour aller plus loin !

Le mieux maintenant est de laisser la place aux avis des participants :
"Nous tenons à vous remercier particulièrement de nous avoir permis , grâce à votre initiative, de participer à cette belle soirée de St Valentin autrement.
Nous avons apprécié ce temps de réflexion qui a contribué à fortifier notre couple.
Encore Bravo….. et merci"

"Nous avons passé une super soirée remplie d’échanges de qualité ; un réel moment de partage à deux, Vrai et Epanouissant ! Une saint Valentin autrement que nous recommandons fortement à tous les couples !
Merci et bravo pour l’organisation qui était au top !"

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"Je trouve super qu’on puisse organiser une telle soirée, en venant d’horizons différents, au service des couples (un rêve qui se réalise)".

Un membre de l’équipe d’organisation



 


Le groupe « Art et foi » en visite au Musée des Beaux-Arts le 30 janvier 2016

 

11 avril 2016 2016

Marie-Madeleine, Marie de Magdala, Marie de Béthanie, trois Marie ou une seule, c’était une autre façon de relire les Evangiles en ce samedi 30 janvier avec une guide du Musée de Grenoble et Isabelle Carlier du CTM (Centre théologique de Meylan). Car Marie-Madeleine est bien présente au Musée de Grenoble, nous ne le soupçonnions pas, sur bon nombre de tableaux de la Renaissance à la fin du 17ème siècle, la grande période de sa représentation. Nous avons très vite appris à la reconnaître grâce à ses attributs, son petit vase de parfum et sa longue chevelure blonde.

Chaque peintre peut souligner ou faire des rapprochements pleins de sens. Dans le tableau de Cesare Da Sesto (vers 1500), le regard d’amour au pied de la Croix que lance Marie de Magdala fait le lien avec le « Cantique des Cantiques ». Dans le jardin après la Résurrection sur le tableau du Véronèse (vers 1580), Jésus semble maintenir une distance avec Marie-Madeleine, plus tard ce geste chez Le Sueur (autour de 1650) pourra être compris comme un geste de bénédiction… Les différentes sensibilités religieuses de nos Eglises n’étaient pas non plus absentes de ce parcours. Voila le repas chez Simon, avec Marie de Béthanie, répandant le vase de parfum sur les pieds de Jésus pendant que les disciples sont attablés confortablement pour le repas : petit tableau intimiste et plein de vivacité d’Abraham Hondius (vers 1660), mélange du sacré et du profane des pays du Nord, loin de la tradition de la Contre Réforme. Au contraire dans la Grotte de la Sainte Baume où la tradition catholique la fait mourir, Marie-Madeleine dans un coin de ce paysage grandiose, nous fait méditer sur la mort et la repentance avec le crâne, symbole de la Vanité. Le Jansénisme n’est pas loin (Ecole de Le Brun vers 1690).

Cette visite s’inscrit dans le parcours « Art et Foi » proposé par le Centre oecuménique Saint-Marc, et animé par Joël Geiser pour l’EPUdG, Philippe Moignet pour l’Eglise catholique et deux artistes, un de chacune de nos communautés : Chantal Bert et Pierre Manivit. Dans cet atelier participatif, nous sommes tous invités à dire comment une image, une sculpture nous touche, peut nous permettre d’approfondir notre compréhension des écritures ou soutenir notre prière. Avec celui des Psaumes, Marie-Madeleine est l’un des thèmes choisis pour mieux approcher le lien possible entre les textes bibliques et les représentations qu’ont pu en faire les artistes.Il reste encore quelques mardis en « atelier » à St- Marc. Les animateurs aimeraient cette fois-ci que nous essayions à notre tour de traduire avec de l’argile ou de la peinture quelque chose de notre Foi. Vous êtes invités à nous rejoindre.

Marie-Anne Merland



 


témoignages sur le spectacle d’Etty

 

20 décembre 2016 2016 par Isabelle Villecourt-Sibilot

5 témoignages

Témoignage d’Odile

Ce spectacle m’a permis de mieux saisir ce que Etty nous partage de sa vie au travers de ses écrits ;
J’ai gouté « le livre » par le spectacle, si je peux dire.
Une mise en œuvre simple et bien adaptée au sujet ; pour moi, pas de fausses notes et pourtant, transmettre ce message : « que chacun peut vivre dans son quotidien une véritable révélation et/ou transformation spirituelle et en vivre malgré…la difficulté » … n’est pas chose aisée.
Merci pour cette initiative d’avoir fait venir le spectacle sur Grenoble.

Témoignage de Bernard Canivet

Dans le prolongement de ce que nous avions vécu pendant le Festival d’Avignon, ce fut un grand bonheur de participer au démontage de la scène et de pouvoir ainsi concrètement soutenir la Compagnie le Puits.

Témoignage de Pascal
Depuis plusieurs mois se tissait - non sans effort - plein de fils pour réaliser une belle rencontre entre l’Association St Marc (représentée par Henri), la Compagnie le Puits (représentée par Michel et Denis) et FONDACIO (représentée par Solange). De ce beau métier à tisser, je garde de beaux moments forts comme le rdv donné à 9h du matin le jeudi 10 octobre au Centre St Marc où un double chargement énorme attendait la dizaine de personnes volontaires pour décharger et installer toute la scène du spectacle sur (et avec) Etty Hillesum. Même si nous étions loin de nous connaître tous, nous étions concentrés sur les directives que nous donnaient Michel et Denis. Peu à peu un courant d’une grande fraternité s’est construit entre nous tous. J’ai personnellement été frappé par la belle simplicité et le calme de Denis et la compétence paisible de Michel, sous l’œil amusé d’ Henri qui veillait à ce que tout se passe bien . Beau moment de partage aussi vers les 13h pour reprendre forces et détente, Solange ayant fort bien organisé tout cela avec la bonne cuisine de Chantal ! Les derniers préparatifs dans l’après-midi annonçaient les représentations de la soirée, du lendemain et du samedi soir.
Ah ! Ces représentations ! Quand je pense que toute l’après midi du samedi nous avions échangé sur ce que pouvait faire la spiritualité dans une vie... et voici, sous mes yeux et dans mes oreilles, cette merveilleuse Compagnie le Puits refaisait vivre la naissance, les combats, les interrogations, le calme et la force de la vie intérieure, la vie spirituelle de cette femme Etty tellement modelée par l’Esprit Saint que Son Souffle devient le souffle d’Etty !
Le trop léger silence tout à la fin en disait long sur le ressenti dans les cœurs !
Mais ensuite ! Place à la réalité de tout le démontage !...
Eh bien comme pour le montage, (mais là nous étions une trentaine), le même courant de fraternité a de nouveau circulé avec de bonnes parties de rigolade !... et heureusement, car nous avons terminé à presque 2h du matin avec un bon verre de l’amitié !
A recommencer !...

Témoignage Gaëlle
Pour ma part, j’ai été très touchée par le décor : la lumière, le bois, le sable, les outils simples, qui m’ont permis de m’intérioriser et de recevoir le récit de la vie d’Etty dans la profondeur.
Les actrices ont très bien joué leurs rôles en nous faisant découvrir divers personnages tout en étant que 2.
Elles nous ont montré qu’à travers ce qui fait notre vie quotidienne : balayer, monter un seau, chanter, parler en famille, écouter les personnes que l’on rencontre etc..., Dieu est présent au fond de nous.
Touchée encore par cette vie pleine d’énergie, qui découvre 1 joie et 1paix intérieure malgré les difficultés rencontrées.
Elle se laisse interpeler par la présence de Dieu qu’elle reconnait en elle et la conduit à un réponse toute personnelle....
Et moi, où en suis-je de ce dialogue avec Dieu ?



 


Forum chrétiens et environnement du 28 novembre 2015

 

23 mars 2016 2016

Beaucoup de cheveux blancs le 28 novembre dernier à Saint Marc pour le Forum œcuménique sur l’environnement ! A l’exception remarquable, toutefois des jeunes de la BAU qui tenaient la buvette. Et maintenant, voici ce que vous avez vécu si vous étiez là et ce que vous avez manqué si vous étiez empêchés de venir.
Une exposition permanente de stands, au nombre de dix huit, bien documentés et accueillants dont un stand de jeux pour les enfants tenu par des mamans musulmanes. On y découvre les possibilités du tri et du compostage, les bienfaits des abeilles, la nécessité des énergies renouvelables et de la protection des oiseaux, des idées pour une alimentation plus biologique, une invitation au partage (CCFD et OIkocrédit)…etc.
A 15 heures, intervient Jacques Varet, géologue, Président du conseil scientifique du Parc national des Cévennes, Président de la SARL Géo2D (société de conseil en ressources géologiques pour un développement durable) …et protestant ! Dans une première partie il démontre, documents à l’appui que la teneur de l’atmosphère terrestre n’a jamais été aussi riche en gaz carbonique depuis 400 000 ans et qu’elle est étroitement corrélée au réchauffement climatique. Ce dernier atteint aujourd’hui près d’un degré et pourrait en atteindre 3,6 à la fin du siècle. Il est certain à 95% que l’activité humaine en est responsable. Les conséquences de ce changement du climat sont multiples : des vagues de chaleur comme celle de 2003 vont devenir annuelles ; l’eau va se raréfier dans de nombreux pays ce qui diminuera les rendements agricoles ; des évènements météorologiques extrêmes vont se multiplier, provoquant déjà des migrations de masse…etc. Pour réagir et arrêter ce réchauffement, trois actions complémentaires sont indispensables : adopter une sobriété dans la consommation, prendre des mesures efficaces contre l’émission des gaz à effet de serre, favoriser le développement des énergies renouvelables. Il y va certes de la politique des états – d’où l’importance de la COP21, - mais aussi de nos comportements individuels.
Ceci, pour J. Varet, soulève des enjeux qui concernent notre foi. Il s’agit d’abord de protéger la création et de protéger la vie : l’homme n’est pas créé comme l’exploitant de la création, mais comme son responsable et son gérant. Ainsi peut-on dire que le péché s’est introduit dans la relation entre l’homme et la création. Le second enjeu théologique du débat est qu’il y a là une question de justice internationale, intergénérationnelle et sociale. Le troisième enjeu est que l’espérance évangélique nous permet d’aborder la question du changement climatique dans la gratitude envers Dieu pour la création, dans un sentiment non pas de culpabilité mais de responsabilité, tout en faisant retour aux valeurs de sobriété et de partage. C’est dans ce cadre que des croyants du monde entier, y compris à Grenoble, se donnent rendez-vous tous les premiers jours du mois pour un « jeûne pour le climat ».
A 17 heures, trois ateliers sont offerts aux participants : un atelier biblique avec Isabelle Carlier, un atelier théologique et un atelier pratique intitulé : « une maison saine pour tous. »
A 19 heures, la journée se termine par une table ronde dans laquelle interviennent, Mr. le Rabbin Nissim Sultan de la Synagogue Bar Yohaï de Grenoble, l’Imam Mustapha Merchich du centre culturel musulman et le Père Philippe Mouy de la paroisse catholique de la Sainte Trinité de Grenoble. Ils répondent à leur tour aux questions d’Elisabeth Letz, du mouvement « Coexister ». Avec des approches très diverses chacun montre comment, dans la tradition qu’il représente, la protection de la création et de l’environnement fait partie des devoirs des croyants.
René Schaerer

Voir photos en documents joints ci-contre.
Liens utiles :
A. ROCHA
ALTERNATIBA
CCFD
LA METRO
OIKOCREDIT
UHQM
ZEYBU



 


Célébration inter Eglises du 11 octobre 2015

 

23 mars 2016 2016

Homélie Philippe Moignet

Les ministres et membres des différentes communautés résidentes du Centre Saint Marc se sont retrouvés le dimanche 11 octobre 2015 pour célébrer Dieu. Le révérend Bob HURLEY a entrainé l’assistance avec du Gospel accompagné à la guitare. Après la lecture de l’évangile de Marc 10 :17-30, le pasteur Joël GEISER nous a invités à réfléchir par petits groupes à partir de 2 questions : de quoi ai-je besoin, de quoi dois-je m’alléger ? Qu’est-ce qui me parait impossible, oserai-je faire confiance à Dieu pour cela ? Puis le père Philippe MOIGNET nous a conduits dans la méditation. Tous ces moments ont été ponctués de chants et de prières.
Pendant ce temps, les enfants ont été invités à suivre un éveil biblique et ont préparé un chant repris par l’assemblée avant l’exhortation et la bénédiction. Un pot de l’amitié a permis de poursuivre les échanges et d’exprimer notre reconnaissance pour ce bon moment de rencontre avant de nous séparer.



 


Conférence-débat sur l’hospitalité : choix ou nécessité ? - 2 octobre 2015-

 

23 mars 2016 2016

Organisée par le Diaconat Protestant en lien avec la Fédération Entraide Protestante, le vendredi 2 octobre 2015.

Malgré le choix d’un vendredi soir, plutôt dédié aux soirées spectacles, un public nombreux est venu remplir la salle du Centre Œcuménique pour écouter madame Wihtol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, spécialiste des problèmes d’immigration à ScPo Paris et bien connue par ses interventions sur les plateaux d’information nationaux. Environ 160 personnes, de tous âges, issues des publics fréquentant le centre œcuménique (communautés protestantes, catholiques, anglicanes), mais pas seulement, ont retenu leur attention pendant les 45 minutes d’exposé de la conférencière. Après une introduction à partir d’un éditorial de Bernard Guetta qui interpellait, en mai dernier, ses auditeurs sur l’impérieuse nécessité à prendre en compte l’aspect humanitaire de ce problème dans une des régions les plus riches du monde, Madame Withol de Wenden, rappelait que l’immigration, en tant que phénomène ne concerne que 3% de la population mondiale, ce qui devrait être gérable, par des économies des états d’Amérique du Nord, de l’Europe, de la Russie qui d’ailleurs est une zone de forte immigration et de l’Australie qui sont parmi les plus riche du monde. En fait, l’Europe et la France, ne voient qu’une petite partie de ce flux, actuellement amplifié par la guerre en Syrie-Irak. Elle rappelle l’effort d’accueil considérable accompli par les pays limitrophes de la zone de conflit (Turquie, Liban, Jordanie) et souligne que l’Europe est dans une situation de mise en question de ses valeurs fondamentales. Selon elle, les choix que feront les européens quant à l’acceptation et la gestion de ces problèmes migratoires sont un indicateur de son avenir. Un choix ou une nécessité ? Visiblement, elle n’a pas voulu cliver son auditoire en répondant frontalement à la question mais elle a rappelé clairement l’apport (économique, culturel, social) qu’ont toujours constitué les peuples migrants chez ceux qui les ont accueillis. Finalement, à chacun de se déterminer ! En guise de conclusion, Catherine Wihtol de Wenden se demande si les frontières, barrières aux mouvements migratoires ont un sens dans l’univers mondialisé du XXIéme siècle. Les questions, furent dans la tonalité de cette soirée, non polémiques, avec des réponses nourries par l’intervenante. Une sélection d’ouvrages de Catherine Wihtol de Wenden était en vente au fond de la salle, dont a profité un nombreux public. Une soirée très réussie nous a-t-elle dit alors que nous la ramenions à son hôtel avant une autre conférence qu’elle devait donner le lendemain à Nice. Communiquer, communiquer pour une prise de conscience !



 


Pasteurs en opérations extérieures et intérieures:porteurs de paix du 3 septembre 2015

 

23 mars 2016 2016

Une intéressante rencontre à St Marc, le 30 septembre, nous a permis d’entendre le témoignage de trois aumôniers protestants, dont une femme, pasteurs d’églises membres de la Fédération protestante de France. En nous faisant partager leurs expériences sur les divers théâtres d’opérations de l’Armée française -en Afghanistan, en Afrique, au Liban, mais aussi plus récemment en France avec l’opération Sentinelle qui renforce le plan Vigipirate- ils nous ont transmis la passion de leur ministère si particulier. Ils sont en même temps porteurs de paix intérieure :
-  pour les nombreux militaires, souvent non chrétiens, qui se confient à eux ;
-  pour les unités qu’ils accompagnent, avec leur liberté de parole et d’écoute due à leur statut hors-hiérarchie ;
-  pour les zones où la France intervient en maintien de la paix, par les contacts qu’ils peuvent établir avec les autorités religieuses locales ;
-  pour l’ensemble des belligérants par la référence qu’ils rappellent aux Conventions de Genève, au droit des conflits armés, aux droits de l’Homme.
Plus généralement, ces pasteurs sous statut militaire, souvent sans arme, nous ont fait découvrir un visage inhabituel de l’annonce de l’Evangile de paix dans des situations extrêmes. Et nous avons même pu prolonger le débat autour du verre de l’amitié, organisé par l’aumônier Pierre Ledent, avec le soutien de la Brigade de montagne de Varces et la paroisse anglicane, qu’ils en soient remerciés.

Philippe Sautter



 


Veillée de prière ACAT du 2 juillet 2015

 

23 mars 2016 2016 par Isabelle Villecourt-Sibilot

Une soixantaine de personnes ont prié en soutien aux personnes victimes de torture dans le monde, en lien avec la journée internationale contre la torture.

La nuit des veilleurs

A l’invitation de l’ACAT, une soixantaine de personnes se sont retrouvées pour la veillée de prière introduisant la nuit des veilleurs, en soutien aux personnes victimes de torture dans le monde, en lien avec la journée internationale contre la torture.
Les visages des 10 personnes, retenues comme représentatives de milliers d’autres à travers le monde, étaient exposés sur le mur de bois de la salle de prière. Un lumignon était allumé à chaque temps de présentation de leur situation tandis qu’un power point permettait d’avoir la carte de leur pays, puis leur visage, projetés ; point lumineux dans l’obscurité de la salle. Les présentations, lues par des personnes aux accents proches des pays concernés, nous aidaient à prier ainsi que les chants, en différentes langues, qui parlaient de souffrance et d’espoir.
Quelques situations de libérations, ou évolution positives, ont été évoquées à la fin et la prière s’est terminée par un gospel vibrant d’ Halleluyah, à l’image de toutes les victoires, de la Bible à nos jours, sur l’injustice, la violence et la barbarie.
Chacun a pu repartir avec ces visages dans le cœur et avec un document résumant les situations et les possibilités de soutien concret de ces personnes.



 


A propos de la conférence « Des droits de l’homme aux nouveaux droits » du 21 mai 2015

 

23 mars 2016 2016 par Didier Bert

Gregor Puppinck

Conférence : « Des droits de l’homme aux nouveaux droits » le 21 mai 2015
avec Gregor Puppinck, juriste et directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice.
Une proposition de Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne et du groupe de bioéthique du diocèse.

Qu’est-ce que la Cour européenne des Droits de l’Homme ? Bien que cet organisme soit cité par les médias (par exemple pour connaître le sort réservé à Vincent Lambert), peu de personnes savent vraiment de quoi il s’agit. Dans sa conférence, Gregor Puppinck nous a fait entrer dans les coulisses de cet organisme et, avec pédagogie, nous a expliqué comment les droits de l’homme sont maintenant compris au niveau de cette cour. La valeur première est l’individu, seul à même de décider de son destin. La cour est là pour le « protéger » de toutes contraintes dues à la société et aux conventions.

Une conférence qui nous a fait réfléchir sur les conceptions de l’homme et de ses droits dans le monde moderne. Notre vision chrétienne de l’homme a encore quelque chose à proposer.



 


Concert du Welsh London Rugby Choir du 17 mai 2015

 

23 mars 2016 2016 par Elizabeth Cherhal-Cleverly

Le dimanche 17 mai, le Centre Œcuménique St Marc a accueilli le London Welsh Rugby Male Voice Choir pour une soirée musicale aux airs des vallées galloises.

Leur répertoire éclectique – allant des chansons populaires aux chansons et cantiques plus traditionnelles – a ému les spectateurs, surtout les gallois et les galloises parmi nous !
A la fin de la soirée, nous avons eu l’occasion de discuter avec les membres de la chorale, qui tenaient à nous remercier pour notre accueil chaleureux et enthousiaste.
Quant à nous – comme dit une vieille chanson galloise- « We’ll keep a welcome in the hillside » (Ils seront toujours les bienvenues dans nos collines)…

Gill (Eglise Anglicane)



 


Exposition "l’Homme qui marche" d’après l’œuvre de C. Bobin - juin 2015-

 

23 mars 2016 2016 par Isabelle Villecourt-Sibilot

Un projet alliant exposition, ateliers d’arts plastiques et soirées découverte du texte de Christian Bobin

Le point de vue de Catherine Cottet sur l’exposition

" bien plus qu’une exposition, un public curieux, des rencontres, une expérience magique..."

Catherine Cottet, artiste peintre



 


Théatre de La Marelle du 24 mars 2015

 

29 mai 2015 2015 par Bertrand Missemer

La Compagnie de La Marelle se produisait le 24 mars au Centre Oecuménique Saint-Marc sur la rencontre avec "Lydie, Tim, Paul et les autres. Un spectacle interprété par un trio d’acteurs captivant.
Article de Dany CROS.

Lydie, Tim, Paul et les autres

L’apôtre Paul et Timothée, son ami et secrétaire, sont à Ephèse. Les nouvelles de Corinthe sont mauvaises ; la communauté se déchire. Paul décide alors d’adresser une lettre aux corinthiens. Il s’y attelle avec Timothée. Ce n’est pas facile ! Il faut admonester, encourager, choisir le mot juste... Les deux hommes peinent à le trouver, discutent. Paul n’est pas très patient, la tâche est ardue. C’est alors que survient Lydie, la vendeuse de pourpre. Commerçante, elle voyage pour ses affaires. Elle est d’ailleurs tout de pourpre vêtue, élégante publicité ambulante, mais franchement décalée dans l’antre masculin de Paul et Timothée.
Une femme qui a un avis sur tout.
Lydie, à l’aise dans la communication-vendre est son métier- se mêle de tout. Qu’ils parlent argent, circoncision, place de la femme dans l’Eglise, idoles, Lydie a un avis et elle le défend bec et ongles devant un Paul contrarié et un Timothée séduit par l’audace de la jeune et énergique Lydie. Ecrire une lettre à deux, c’est délicat, mais alors à trois... Paul, on le sent, n’a pas l’habitude de la contradiction, surtout avec une femme ! C’est un véritable apprentissage. Cependant, en collaboration avec ses deux amis, peu à peu il affine sa réflexion. Entre colères, âpres discussions et traits d’humour, sa théologie se dessine.
Une théologie de confrontation.
Paul apprend et le spectateur avec lui, que la théologie ne se construit pas seul mais dans la confrontation des idées, dans la reconnaissance de la différence et aussi dans la joie du partage. Un spectacle joyeux et enrichissant.



 


Conception et développement : bonnenouvelle.fr

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