Centre oecuménique Saint-Marc Grenoble
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La rencontre consistoriale du 8 octobre 2016 : vers une nouvelle déclaration de foi


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  • 21 octobre 2016
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Une table ronde, animée par le pasteur Joël Geiser, a été organisée par l’Eglise protestante unie de Grenoble au centre unioniste de jeunesse du Dauphiné, en présence de Bertrand Dumas : enseignant au Centre théologique de Meylan, Laurent Clémenceau : pasteur évangélique dans le nord Isère et François Dietz, pasteur sur Trièves-Matheysine, Grenoble et Voiron. Devant une assistance d’une quarantaine de personnes, nous avons pu écouter différents éclairages sur le sujet.
Les exposés ont été structurés à partir de 2 questions :
-  1/Qu’est ce qu’une confession de foi ?
-  2/Quels usages de la déclaration de foi dans nos communautés ?
avant de demander l’avis des intervenants sur le projet de déclaration de foi.
1/
Pour le pasteur de l’EPUdG, confesser sa foi c’est dire sa foi à un temps donné dans un contexte précis alors que la déclaration de foi se veut plus intemporelle et doctrinale. Mais ce n’est pas toujours le cas et il y a ambiguïté entre « confession de foi », utilisée dans des liturgies et « déclaration de foi » plutôt utilisée dans des moments spécifiques (assemblées générales, synodes, autres moments officiels).
Pour Bertrand Dumas, la confession de foi a trois objectifs :
- renforcer la foi de ceux qui disent ou écoutent cette confession en rassemblant les éléments de foi dispersés dans la Bible ;
- donner un témoignage clair et cohérent vers l’extérieur ;
- favoriser l’unité au sein d’une confession disparate ;
Il a insisté sur le fait que, le texte de la confession de foi étant bref, il est indispensable de l’accompagner d’une formation et d’une réflexion qui permettent de l’expliquer sous peine d’être mal interprété.
Pour l’ Eglise évangélique, pour faire autorité, une pratique doit être présentée dans la Bible. Or il n’y a pas d’exemple de déclaration de foi liturgique dans le Nouveau Testament. Cependant, les épîtres comprennent de nombreux éléments de doctrine. Cette confession de foi doit nous aider à faire le tri entre les points fondamentaux et les éléments secondaires de notre foi. Toute la difficulté est de faire cette distinction de façon lucide. La confession de foi sert à cerner l’identité d’une communauté, en définir les frontières, face aux autres communautés. Elle sert de balise.

2/
Pour le pasteur de l’EPUdG une déclaration de foi est provisoire, on sait à l’avance qu’elle tombera en obsolescence avec le temps, il faut donc la remettre à jour et l’adapter à notre époque .
Pour l’église catholique, inutile de chercher à différencier l’esprit et la lettre car tout texte nécessite interprétation, y compris la Bible. Les confessions de foi ont surtout un usage liturgique, lors des sacrements. L’Église Catholique ne cherche pas la créativité, même si elle a pu refaire un catéchisme il y a peu.
Dans la pratique des églises évangéliques, la confession de foi est incontournable, à la base de toute création de communauté évangélique. Mais elle n’est pas utilisée liturgiquement, sinon pour l’accueil d’un nouveau membre. Les évangéliques n’aiment pas trop la lecture de textes autres que bibliques. La confession de foi est plus en arrière-plan, utilisée comme une balise pour la communauté. Les confessions de foi de la Réforme sont reçues comme un héritage, mais pas utilisées.

Mais comment choisir entre un texte fondateur destiné à l’usage interne et une annonce publique destinée au témoignage clair et cohérent vers l’extérieur ? L’objectif est de favoriser l’unité au sein d’une confession disparate et de renforcer la foi de ceux qui disent ou écoutent cette confession de foi. Le texte proposé souffre d’une inflation ecclésiologique. Le texte a un peu tendance à mettre l’Église comme l’élément central de cette confession alors que c’est le Christ qui devrait se trouver au centre !
Enfin, une théologie Paulinienne exacerbée : "la réconciliation de Dieu avec l’humanité par la croix". Il n’y a que des citations des épîtres de Paul. Où sont les autres courants théologiques, pétris de bonté présents dans l’ancien testament et les évangiles ? (Par exemple Jean 3, 16 « car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais ait la vie Éternelle »).

Suite aux différentes remarques, le pasteur Hervé Gantz nous liste des idées d’amélioration :
• Le mot résurrection est posé
• Équilibre entre croix et résurrection
• Appel à une relation personnelle avec Dieu
• Foi en un Dieu d’amour
• Eglise appelée à se réformer et se convertir
• Jésus-Christ et non Jésus de Nazareth....
• Appel à la sauvegarde de la création
• Prière de reconnaissance à Dieu pour la création
• Appel à imaginer et susciter de nouvelles politiques
• le mot Saint-Esprit est posé
• le mot père est posé
Il propose le contre projet ci-dessous qui insiste sur la grâce et la résurrection (texte en rouge).
La séance se termine par un temps spirituel guidé par la pasteure Marie Pierre Van den Bossche :« Et vous qui dites vous que je suis ? »

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